… chaque être est fait pour atteindre la perfection ultime qu’il est susceptible d’atteindre conformément à sa place dans l’ordre de l’être.

Al-Farabi

Le supercalculateur de l’ENP Oran Maurice Audin a été baptisé AL-FARABI pour rendre hommage à cet homme d’exception qui a marqué son époque et l’histoire par ses œuvres. A travers cette modeste page nous avons essayé de récapituler brièvement son fabuleux parcours. Al-Farabi approfondit toutes les sciences et tous les arts de son temps, Il fut appelé le « Second Maître » par Averroès (Ibn Roschd) et Maïmonide, le « Premier Maître » n’étant autre qu’Aristote.

Ses origines

Abû Nasr Muhammad ibn Muhammad ibn Tarkhân ibn Uzalagh al-Fârâbî connu aussi, sous les noms d’Avennasar et d’Alfarabius est un philosophe musulman sunnite turc médiéval. Né en 872 à Wâsij près de Farab au Kazakhstan, ou à Faryab au Khorassan (actuel Afghanistan), Il meurt à Damas, en Syrie en 950, vers l’âge de quatre-vingts ans, après avoir accompagné Sayf ad-dawla dans une expédition. Aujourd’hui dans les ouvrages les plus importants, Al-Farabi est classé dans la catégorie des savants turcs.

Son parcours

Fils d’une famille notables perses dans laquelle le pére aurait exercé un commandement militaire à la cour samanide, vassale du califat abbasside arabe de Bagdad, Abu Naser Farabi part se former dans la capitale califale. A Bagdad, il étudie la grammaire, les mathématiques, la musique et les sciences. Il étudie aussi la logique auprès du philosophe aristotélicien chrétien Abû Bishr Mattâ b. Yûnus, et lors d’un séjour à Harrân, auprès du nestorien Yuhannâ b. Khaylân, un tenant de l’école de philosophie alexandrine.

Son œuvre

Bien après sa mort, au XIVe siècle, on trouve de nombreuses références à l’oeuvre de Al-Farabi dans un autre grand écrit politique, la Muqaddima d’Ibn Khaldûn. Ce dernier entend explicitement s’introduire dans la continuité de l’oeuvre de Al-Farabi, en employant le terme siyâsa, signifiant « politique ». Le grand livre de Al-Farabi s’intitule ainsi Kitâb al–siyâsa al–madaniyya, ou le livre du régime politique. Ses ouvrages majeurs sont :

  • une Encyclopédie, qui se trouve manuscrite à l’Escurial,
  • un Traité sur les sciences et un Traité sur l’entendement où il développe la doctrine d’Aristote sur ce point,
  • un Traité de musique,
  • La Philosophie de Platon, deuxième partie de la trilogie

Références